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Publié le 13 Janvier 2009

Entre Habkirchen et le hameau de Bliesmengen-Bolchen se trouve un charmant petit chemin qui serpente la montagne. Celui qui désire l’empreinter devrait le faire à la lumière du jour. La légende raconte en effet, qu’à la nuit tombée, un petit gnome bossu saute sur les épaules des imprudents qui suivent ce sentier et ne se laisse pas désarçonner avant qu’on ne l’ai monté jusqu’au Hameau. Quant enfin ce petit démon consent à descendre, en sautant, des épaules de sa victime, il éclate alors d’un rire indescriptible qui saisit toute la contrée. Toujours suivant la tradition, il s’agit de l’esprit du mauvais fils du chevalier de Mengen, qui sur ce chemin autrefois appelé « le sentier du ciel », y aurait assassiné par jalousie son paisible frère aîné. Après son forfait, le jeune meurtrier retourna auprès de sa bien-aimée au Château de Frauenberg. Il y trébucha, tomba de l’enceinte, et se brisa alors le cou. Son âme ère depuis sous la forme de ce petit gnome bossu entre les ruines du Château et la Croix Noire, et guette dans l’obscurité toute personne qui prendrait le « sentier de l’enfer ». C’est suivant cette légende que « Himmelsgässchen » (« sentier du ciel ») fut rebaptisé « Höllengässchen » (« sentier de l’enfer »).

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Rédigé par ASCPF

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Publié le 4 Août 2008

La légende rapporte qu'Abraham Lazard, après avoir quitté le village de Lichtenstadt en Bohême, aurait posé ses valises à Frauenberg en disant : "Nous voici arrivé en France, c'est un pays de liberté, inutile d'aller plus loin".

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Rédigé par Alain Grouselle

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Publié le 7 Juillet 2008

L’histoire dramatique de l’enlèvement du comte d’Eberstein dans sa maison de Frauenberg, est rapportée dans une lettre du sieur de l’Isle adressée à Monsieur Guron. Il prétend que le duc suédois de Birkenfeld a fait enlever au matin le comte d’Eberstein en robe de nuit. Ensuite les hommes de main du duc pillent et dévastent le château ne laissant à la comtesse sa femme, qu’une chemise. Monsieur de L’Isle est navré pour le comte « car celui-ci n’a jamais eu de démêlés avec monsieur de Lorraine et sa maison ayant toujours été à la dévotion de la France ».
Le récit rapporté par monsieur de L’Isle place ainsi le duc de Lorraine en victime, des cruautés commises sur son sol par une armée étrangère.
 
Des recherches récentes dans les archives nous éclairent un peu plus sur ce triste enlèvement. Deux lettres, du 31 juillet et du 8 août 1633, adressée au duc de Lorraine par la comtesse Eberstein, donnent une autre version de l’affaire. « Ce matin très tôt, une troupe de soldats lorrains à pied ont envahi secrètement le château de Frauenberg. Ils ont défoncé les portes et armoires ; ont pris tous les habits, argent et argenterie. Ils ont emporté plusieurs têtes de bétails et chevaux. Ils ont fait prisonnier son cher mari très âgé et handicapé. Il a été jeté de son lit tout nu, sans habit et sans bottes, pour le placer sur un cheval aveugle et sans harnachement ». Ensuite les soldats emmènent, le comte dans leur quartier, en direction de Puttelange.
 
Dans les faits, la nouvelle transmise par monsieur de L’Isle dans sa lettre (16 août 1633), sur le rapt du comte d’Eberstein, est tout autre.
Sur fond de conflit religieux et politique, la troupe lorraine a procédé de la sorte pour châtier le comte d’Eberstein, de confession luthérienne. Pour cause, les deux fils du seigneur de Frauenberg s’étaient engagés dans l’armée suédoise en lutte contre l’autorité des Habsbourg partisans d’une restauration catholique dans l’Empire. Il a fallu 375 ans pour démêler le vrai du faux et rétablir la vérité historique.

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Rédigé par Alain Grouselle

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