Publié le 14 Juillet 2007

pont-dessin-projet-1764.jpgLe Pont construit avec trois arches en 1764
 
1764 : Année de construction du pont. En maçonnerie. Il mesure 33,14 m de long et 7,16 m de large avec les parapets.
1784 : Il est question de consolider l’arche n°3 donnant sur la rive droite (Comté de La Leyen).
1792 : Pour des questions de <sécurité publique> l’arche n°3 (côté pays étranger) est détruite et un passage pour piétons provisoirement établi.
1792 (17 novembre) : Selon une convention conclue entre le roi de France et le Comte de La Leyen <La souveraineté du lit entier de la rivière Blies, ainsi qu’il se comporte et s’étend entre les deux rives, restera au Roi et à la Caouronne de France.>
AN 12 : La situation pour le Pont est très préoccupante. Le passage des eaux de la Blies sous l’arche abattue est presque obstrué et les deux arches restantes peuvent à peine suffire au passage des eaux. Leur vitesse occasionne des affouillements à la base des piles du Pont. Il y a menace d’effondrement de l’ouvrage.
1810 : L’idée est émise de reconstruire l’arche en maçonnerie
1813 : La travée en bois assurant le passage des piétons a été emportée lors de l’hiver par les eaux de la Blies. Elle est reconstruite.
1815 : Des rapports font état de la mauvaise situation du Pont
1819 : Un projet de réparation du Pont est établi. Faute de crédits, les ouvrages n’ont pas été exécutés.
1819 : La Bavière considère que l’arche sur la rive droite lui appartient.
1819  (6 octobre) : Une requête royale bavaroise du Cercle du Rhin a été adressée de Spire à la sous-préfecture royale française de Sarreguemines concernant le rétablissement indispensable et nécessaire de cette importante communication entre les deux états.
1820-1821 : Projet de reconstruction en dur de l’arche détruite
1830 : La seconde pile du Pont (rive gauche) a cédé face à l’effort de la poussée des eaux ayant occasionné des lézardes et des désunions de pierres principalement dans les tympans de l’arche du milieu.
1832 : Reconstruction du Pont. En bois car il y a grosses menaces d’effondrement.

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Rédigé par Philippe Ramette

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Publié le 14 Juillet 2007

cimet.jpgD’une communauté juive autrefois florissante, il ne reste plus à Frauenberg qu’un vieux cimetière. Chassés des villes, tolérés dans les campagnes selon l’humeur des princes du moment, les juifs s’étaient établis au cours des siècles passés dans la vallée de la Blies. Le cimetière de Frauenberg constitue la seule nécropole juive pour l’ensemble des villages de cette vallée. On considère que les premières inhumations ont eu lieu vers 1740. Beaucoup de stèles de la partie la plus ancienne ont totalement disparu, enfouies dans la terre au fil des années. Cependant, on a retrouvé dans un périmètre plus récent les tombes de quelques « personnalités » : celles du père et du grand-père de Simon Lazard, fondateur de la célèbre banque du même nom, la tombe du Rabbin Samuel Bernheim qui officiait à Sarreguemines au XIXe siècle, et de Lion Grumbach, un ancien maire de Sarreguemines, etc…

 Avec l’ouverture du cimetière de la ville de Sarreguemines en 1900, suivie de la dispersion des communautés juives de la vallée de la Blies avec la deuxième guerre mondiale, le cimetière juif a été peu à peu abandonné.

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Rédigé par Philippe Ramette

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Publié le 14 Juillet 2007

pieta.jpgLa « Vierge de Pitié » de Frauenberg est une Piéta en bois peint polychrome, de 64 cm de haut. On s’interroge sur son âge. Elle a été restaurée en 1963-64 par le sculpteur strasbourgeois Valentin Jaeg. Les deux jambes du Christ, qui étaient brisées et très courtes par rapport aux bras, ont été remplacées par des jambes plus longues.

La nouvelle peinture a modifié l’expression de la Vierge et surtout du Christ, qui avait auparavant un visage plus moins douloureux. A certains détails, la stylisation du corps du Christ, le voile et la ceinture de la Vierge, on pourrait attribuer cette Piéta au XIVe siècle. Le thème « Mater Dolorosa » s’est en effet diffusé en Allemagne au début du XIVe suiècle, la Piéta Roettgen, conservée à Bonn passant comme l’un des plus anciens modèles. La Piéta lorraine apparaît quant à elle à la fin du XIVe siècle. La Piéta de Frauenberg reflète l’apparence de celle de Bonn. Alors fin XIV ou fin XV ou encore XVIe siècle ? On s’interroge. Mais elle dégage une puissance émotionnelle évidente.

 

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Rédigé par Philippe Ramette

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Publié le 1 Juillet 2007

 

logochateau.jpgOn ignore sa date de construction car il est mentionné seulement en 1370, siège de la seigneurie du même nom. La tour de guet rapportée à l’édifice primaire y est  mentionnée. Le château appartient du XIV siècle à 1456 aux Sires de Sierck. Dans la seconde moitié du Xve siècle, la seigneurie est propriété des Comtes de Linange, puis des Daun-Falkenstein et des Hohenfels-Reipoltskirchen. Ensuite au milieu du XVIe aux Comtes d’Eberstein qui la conservent jusqu’à la fin du XVIIe.  La seigneurie est vendue à Jean Daniel Merlin, seigneur de Dalheim Un nouveau bâtiment d’habitation est édifié à la fin du XVII°. La maison de Frauenberg passe dans la famille de sa femme, à Dyvorel de La Roche, épouse d’Alba de Ville et sera transmise par mariage à la famille d’Aubéry de Gobert.  Peu de temps après la port du Comte d’Aubéry  (1782), à la veille de la Révolution française, la terre de Frauenberg est acquise par le Comte Gravier de Vergennes, ministre de Louis XVI. En 1786, un incendie détruisit en partie le château. De 1785 à 1791 une faïencerie est établie dans le château par Nicolas Villeroy. En 1795, le château était en état de délabrement très avancé. Seule subsistait, bien qu’abimée, l’aile du bâtiment du côté de la Blies, dont deux appartements encore habitables. Par la suite, cette aile disparut également.

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Les vestiges du château vont demeurer propriété des héritiers de Mathis Calis, leur adjudicataire en 1795, jusqu’en 1905. En vertu d’un partage de 1820, le donjon était destiné à servir de réserve de pierres pour tous les héritiers.  En 1905, grâce à l’intervention de l’Abbé Thilmont, parent des propriétaires,  l’archéologue sarregueminois Emile Hubert put acquérir les ruines et en faire don à la Société d’’histoire et d’arché ologie de Lorraine. Depuis 1942, les ruines classées « monuments historiques » appartiennent à la commune sauf le donjon, propriété de M.Balva.

          
 
Des travaux de restauration ont été entrepris à la tour de guet  en  1906-1908, à la façade du côté de la Blies en 1932 –1938). La tour de guet a été endommagée par des tirs d’artillerie en 1939-40 et en 1944. Elle a été consolidée et légèrement restaurée en 1958-59 et 1964. Du château médiéval il ne reste que des pans de murs, la partie basse du donjon, de forme circulaire à l’extérieur, très lézardé, et carrée à l’intérieur. La tour de guet percée de fenêtres d’observation est moins haute qu’en 1939 (21 m). Du bâtiment du XVIIe siècle, seule subsiste la façade conservée côté Blies.

Une association a vu le jour en 2004: l'association pour 
la sauvegerde du chateau et du patrimoine de Frauenberg.   

Siège: Mairie de Frauenberg 57200 Frauenberg 

 

           

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Rédigé par Philippe Ramette

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